COMMUNIQUÉ DE PRESSE

par CREDIT AGRICOLE TOURAINE POITOU (EPA:CRTO)

Rapport financier semestriel - 30 juin 2026

RAPPORT FINANCIER SEMESTRIEL au 30 juin 2026

Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel de la Touraine et du Poitou, Société coopérative à capital variable agréée en tant qu'établissement de crédit - Siège social situé 18 rue Salvador Allende, CS 50307, 86008 Poitiers - 399 780 097 RCS POITIERS - Société de courtage d'assurance inscrite au registre des intermédiaires en assurance sous le n° 07 023 896 – Identifiant Unique CITEO FR234342_01VUOZ

Ca-tourainepoitou.fr

SOMMAIRE

1 Examen de la situation financière et du résultat du 1er semestre 2026

1.1 La situation économique

1.2 Analyse des comptes consolidés

1.3 Analyse des comptes individuels

1.4 Capital social et sa rémunération

1.5 Evénements postérieurs au 30 juin 2025

1.6 Informations diverses

2 Facteurs de risques et informations prudentielles

2.1 Informations prudentielles

2.2 Facteurs de risques

2.3 Gestion des risques

3 Etats financiers consolidés intermédiaires résumés au 30 juin 2024 (ayant fait l’objet d’un examen limité)

4 Rapports des Commissaires aux Comptes sur l’information financière semestrielle

5 Attestation du responsable de l’information financière

1 Examen de la situation financière et du résultat du 1er semestre 2026

1.1 La situation économique
1.1.1 Environnement économique et financier global
Rétrospective 1er semestre 2026

L’environnement international a, de nouveau, été très agité au cours du premier semestre : la guerre opposant les Etats-Unis à l’Iran dans le golfe Persique s’est ajoutée à la succession déjà longue de chocs de nature et d’ampleur très diverses (de l’épidémie de Covid à la guerre en Ukraine, en passant par les droits de douane américains). Lancées en 28 février, les attaques conjointes, américaine et israélienne, contre l’Iran, suivies des représailles iraniennes, ont entraîné la fermeture effective du détroit d’Ormuz (32% du négoce de pétrole brut, 16% du négoce de produits pétroliers, 20% du négoce de GNL) et l’arrêt de la production de gaz naturel liquéfié au Qatar (deuxième producteur mondial de GNL après les États-Unis).

Outre un climat d’incertitude, ce conflit a suscité une flambée immédiate des prix du pétrole et du gaz mais aussi des craintes de crise énergétique de grande ampleur. Après s’être situé à environ 61 dollars/baril ($/baril) début janvier, le prix du pétrole (Brent) s’est brutalement redressé pour culminer à 118 $/baril fin mars puis de nouveau fin avril, après avoir diminué jusqu’à 90 $/baril sur fond d’espoirs de désescalade au Moyen Orient. Le prix du pétrole ne s’est franchement replié qu’à la faveur de la signature mi-juin d’un protocole d’accord (Memorandum of understanding, MoU) entre l'Iran et les États-Unis. Ce MoU prévoyait un cessez-le-feu, offrant aux belligérants 60 jours pour négocier les termes d’un véritable accord. Malgré les espoirs de paix (même incertaine et lointaine) et de réouverture, au moins partielle, du détroit d’Ormuz, à 73 $/baril au 30 juin, le prix excédait toujours son niveau de début d’année de 20%, avant de se redresser en raison de la reprise des hostilités armées début juillet1.

Alors que les anticipations d’inflation étaient revues à la hausse, les perspectives de croissance se sont dégradées, en particulier celles des importateurs nets de pétrole et de gaz, notamment l’Europe, et des pays fortement dépendants du Golfe pour leurs approvisionnement (tels Japon, Inde, Corée du Sud, Philippines). En revanche, les prévisions sur les Etats-Unis ont été peu révisées : ils sont désormais exportateurs nets d’énergie et l'économie américaine a, de fait, bien résisté au choc provoqué par la guerre en Iran. Au premier trimestre2, quoique décevante, la croissance du PIB américain (à 1,6% en variation trimestrielle annualisée) a pâti du ralentissement de la consommation des ménages mais a continué de profiter de la très forte accélération de l’investissement privé, notamment en équipements de traitement de l’information et en produits de la propriété intellectuelle, principalement des logiciels. Partant en janvier d’un niveau (2,4%) excédant déjà la cible de 2% de la Federal Reserve, l’inflation totale (sur 12 mois) s’est établie à 3,5% en juin après un pic à 4,2% en mai. L’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) ne s’est que très peu redressée (2,5% en janvier à 2,6% en juin). Cette quasi-stabilité suggère une diffusion limitée du choc inflationniste subi, en amont, par les prix de l’énergie et valide un scénario dans lequel les « effets de second tour » seraient contenus.

Dans la zone euro, le processus désinflationniste, bien abouti, s’est interrompu : l’inflation totale (HICP sur 12 mois) s’est redressée de 1,7% en janvier à 3,2% en mai avant de fléchir à 2,8% en juin. En revanche, l’inflation sous-jacente n’a que marginalement augmenté (de 0,2 point de pourcentage au cours du premier semestre, à 2,4% en juin). Au premier trimestre, la croissance (en variation trimestrielle) de la zone euro hors Irlande3 s’est établie à 0,3%. Globalement, ralentissement de la consommation des ménages, repli de l’investissement, contraction des exportations, résistance des importations – malgré une demande domestique terne – se sont conjugués pour susciter cette croissance faible. Malgré l’affaiblissement généralisé des moteurs domestiques d’expansion, les performances nationales sont hétérogènes : la croissance s’est révélée plus soutenue qu’anticipé en Allemagne (0,3%), en Italie (0,3%) et en Espagne (0,6%), compensant la contraction de sous￾performance française (-0,1%). En France, la contraction du PIB s’explique, en partie, par des facteurs transitoires : légère baisse de la consommation des ménages largement imputable au repli de la consommation d’énergie (températures clémentes), repli de l’investissement des ménages partiellement lié à la suspension du guichet de MaPrimeRénov’, contraction de l’investissement des administrations publiques, reflet d’une pause des collectivités locales avant les élections municipales. Cette baisse constitue néanmoins une surprise défavorable notable car l’acquis de croissance pour 2026 à l’issue du premier trimestre n’atteint que 0,4%.

Du côté des marchés financiers, les taux d’intérêt souverains ont essentiellement évolué au gré des informations géopolitiques en provenance du golfe Persique, du cours du pétrole et de l’inflation courante ou anticipée.

Aux Etats-Unis, alors que la Federal Reserve avait abaissé le taux des Fed funds à 3,75% en décembre 2025 (soit une baisse cumulée de 175 points de base, pb, depuis septembre 2024), les marchés penchaient en faveur d’une poursuite de l’assouplissement et tablaient sur un taux terminal proche de 3% fin 2026 (notre scénario retenait un statu quo). La Fed n’a finalement pas modifié sa politique monétaire au cours du premier semestre. Cependant, en raison du déclenchement de la guerre dans le golfe Persique, du choc immédiat sur le prix du pétrole et du risque inflationniste, les taux d’intérêt se sont brutalement redressés (obligations souveraines, US Treasuries), notamment les échéances plus courtes entraînant un aplatissement de la courbe des taux d’intérêt (2/10 ans). Après un répit, les taux se sont de nouveau tendus et le rendement des US Treasuries à 10 ans s’est redressé jusqu’à culminer vers 4,80% mi-mai. A la faveur de la signature du MoU entre les Etats-Unis et l’Iran mi-juin, les taux d’intérêt se sont repliés : la détente a été plus marquée sur les taux à 10 ans, les taux plus courts résistant en anticipation d’un resserrement monétaire de la Fed (anticipation d’environ +25 pb au second semestre 2026). Au 30 juin, les taux à 2 et 10 ans s’élevaient à respectivement 4,14% et 4,44% (3,47% et 4,19% au 2 janvier 2026).

Dans la zone euro, les taux ont emprunté des tendances similaires en dépit de tournures monétaires différentes. En début d’année, avec un taux de dépôt abaissé à 2% en juin 2025 au terme d’un assouplissement de 200 pb débuté en juin 2024, le retour de l’inflation à la cible de 2% couplé à une croissance correcte validait un scénario de statu quo monétaire de la BCE en 2026. Les taux d’intérêt s’étaient alors inscrits sur une tendance baissière avant de brutalement se redresser en raison de la guerre dans le golfe Persique. Entre leurs niveaux pré-guerre et leurs pics mi-mai, les taux souverains allemands à 2 et 10 ans ont ainsi grimpé, respectivement, de près de 75 pb et 55 pb (à 2,75% et 3,20%).

En réaction à l’inflation, avérée et redoutée, la BCE a procédé à une hausse de ses taux directeurs (25 pb mi-juin). Les effets de ce resserrement, anticipé par les marchés, ont été éclipsés par l’accord signé entre les Etats-Unis et l’Iran qui a permis aux taux d’intérêt de baisser (au 30 juin, ils se situaient, respectivement, 2,53% et 2,91%). Lors de l’éclatement du conflit, les spreads des grands pays contre Allemagne (taux à 10 ans) se sont écartés, pénalisant en particulier l’Italie (spread contre Bund culminant à 97 pb fin mars, en raison de la vulnérabilité énergétique et d’une trajectoire budgétaire sous pression). Les spreads italien et espagnol se sont ensuite resserrés alors que la dérive du spread français se poursuivait (inquiétudes sur les comptes publics avec un déficit budgétaire qui avoisinerait 6% du PIB en 2026). Les primes espagnole, italienne et française contre Bund s’établissaient à, respectivement, 44, 69 et 75 pb au 30 juin 2026.

Au cours du premier semestre, parti d’un niveau élevé (à près de 1,18 USD début janvier 2026), l’euro ne s’est que légèrement déprécié contre dollar (de 2,6% au cours du semestre). Enfin, les marchés actions ont continué d’afficher des belles performances. Les indices Euro Stoxx 50, CAC 40 et S&P 500 ont, respectivement, progressé de 8,2%, 2,5% et 9,3% au premier semestre. Aux Etats-Unis, croissance toujours robuste, investissement en IA (et gains de productivité attendus), baisse des taux d’intérêt réels ont permis à la hausse anticipée des bénéfices des entreprises de se maintenir et de passer outre les valorisations déjà élevées. Les mêmes facteurs, moins puissants en Europe et tout particulièrement en France, expliquent des performances moindres.

Perspectives 2nd semestre 2026 – 2027

Le protocole d'accord signé mi-juin entre les Etats-Unis et l'Iran (Memorandum of Understanding, MoU, prévoyant un cessez-le-feu de 60 jours avant de parvenir à un accord de paix) a nourri les espoirs de détente sur le détroit d’Ormuz, voire d’ouverture immédiate et complète de cette voie stratégique. Elaboré après la signature de ce MoU (mais avant que les frappes ne reprennent début juillet), notre scénario est prudent et exclut une « normalisation » rapide : la route vers un apaisement pérenne sera longue et semée d’embûches. La reprise des flux maritimes ne sera que progressive ; les infrastructures pétrolières du Golfe relanceront leur production graduellement, à l'exception de quelques complexes lourdement endommagés. Compte tenu de la faiblesse des stocks pétroliers, cette détente seulement partielle justifie que les prix du pétrole demeurent élevés au cours du second semestre 2026, avant de se replier en 2027, tout en restant supérieurs à leur niveau pré-guerre. Pour les marchés gaziers mondiaux, une réouverture, même incomplète, du détroit d'Ormuz est également opportune, alors que les stocks européens de gaz naturel sont actuellement inférieurs à ceux observés lors de la crise énergétique de 2022.

Même en supposant une accalmie grâce à laquelle les prix de l’énergie baissent mais restent élevés, provoquant un choc inflationniste à diffusion limitée, les tributs payés en termes de croissance seront, sans grande surprise, très inégaux : en raison du prix de l’énergie, mais pas seulement.

Les Etats-Unis sont désormais exportateurs nets d’énergie et bénéficieraient d’une corrélation positive entre les prix du pétrole et la croissance des investissements fixes non résidentiels. Alors que la santé financière des ménages reste très solide et que les dépenses d’investissement dans l’IA laissent encore augurer d’une année vigoureuse pour les investissements non résidentiels, la politique budgétaire apporte son soutien, avec l'entrée en vigueur de la loi dite « Big, Beautiful Bill », notamment par le biais de remboursements d’impôts. Si la croissance des salaires s’est assagie, le marché du travail résiste et le rythme des créations d’emplois devrait rester suffisant pour assurer le maintien du taux de chômage autour du niveau actuel, vers 4,3%. Le pic d’inflation serait passé et les effets de second tour, notamment visibles sur l'inflation sous-jacente, resteraient contenus. L’inflation avoisinerait ainsi 3,5% fin 2026, puis 2,5% fin 2027. Quant à l’inflation sous-jacente, frisant les 2,9% à la charnière des années 2026-2027, elle clôturerait également 2027 autour de 2,5%. Des foyers de fragilité demeurent, mais paraissent confinés aux ménages à faibles revenus et aux petites entreprises, peu susceptibles de s’étendre à l’ensemble de l’économie. La croissance de 2,1% prévue pour 2026 égalerait donc celle de 2025, avant de connaître un léger ralentissement en 2027, tout en conservant un rythme soutenu (1,9%).

Dans la zone euro, l’épisode inflationniste dégrade les perspectives de croissance, davantage que celles de ses proches concurrents. Les facteurs de perte de compétitivité s’accumulent. La faiblesse de la demande extérieure nette érode la croissance dont les moteurs internes faiblissent, avant même que l’effet négatif de la guerre dans le golfe Persique n’ait pu se déployer et sans tenir compte des facteurs exceptionnels (dont la chute du PIB irlandais au premier trimestre). Les indicateurs suggèrent un ralentissement de la dégradation conjoncturelle, compatible avec une stabilisation du PIB au deuxième trimestre. Malgré une croissance faible en rythme trimestriel jusqu’à la fin de l’année, l’acquis de croissance élevé permet d’espérer un taux de croissance (hors Irlande) de 0,8% en 2026. La zone euro échapperait ainsi à la récession, grâce à des fondamentaux relativement robustes et un choc inflationniste transitoire. Les taux d’inflation totale et sous-jacente approcheraient respectivement 3% et 2,5% fin 2026, avant de converger tous deux vers 2,2% fin 2027, année au cours de laquelle, grâce à une normalisation sans véritable rebond, la croissance ne dépasserait pas 0,9%.

En France, l’activité ne devrait progresser que faiblement dans les prochains trimestres et la croissance diminuerait ainsi à 0,6% en 2026 (après 0,9% en 2025), pénalisée par l’atonie de la demande intérieure privée dans un contexte de regain d’inflation et de forte incertitude. L’activité accélèrerait progressivement en 2027, grâce au rebond de la consommation des ménages et de l’investissement privé, mais celui-ci resterait timide, et la croissance n’atteindrait que 0,8%. Le taux de chômage devrait légèrement progresser en 2026 puis se stabiliser en 2027 (8,2% en moyenne annuelle en 2026 et 2027 après 7,7% en 2025). L’inflation (au sens de l’indice des prix à la consommation) culminerait à 1,8% en moyenne annuelle en 2026 puis diminuerait à 1,5% en 2027.

Le scénario suppose donc un choc inflationniste substantiel mais ne « dégénérant » pas, car les effets de second tour seraient très limités et les anticipations d’inflation resteraient « ancrées ». Dans un contexte de forte incertitude, pour s’assurer que l’inflation sous-jacente ne s’emballe, les banques centrales devraient toutefois demeurer vigilantes. En dépit d’un risque désormais haussier, la Fed devrait rester sur pause durant toute l’année 2026 qu’elle terminerait avec une borne supérieure de la fourchette du taux des Fed funds à 3,75 %. À la faveur du ralentissement plus marqué de l’inflation, la Fed procèderait à une dernière baisse au deuxième trimestre 2027, se traduisant par un taux terminal à 3,50%. Quant à la BCE, après avoir relevé de 25 points de base (pb) ses taux d'intérêt le 11 juin (taux de dépôt à 2,25%), son approche flexible, sans engagement sur une trajectoire prédéterminée de hausse des taux, reflète le niveau élevé des incertitudes entourant les perspectives d’inflation mais aussi de croissance. La BCE pourrait relever de nouveau ses taux à deux reprises cette année. Le resserrement pourrait cependant être limité à une hausse unique, portant ainsi le taux de dépôt à 2,50%. Un assouplissement limité à 25 pb interviendrait en 2027.

L’inflation, courante mais aussi anticipée par les marchés, s’est déjà traduite par une hausse significative des taux d’intérêt. Notre scénario de « normalisation imparfaite » suppose que les prix de l’énergie ne contrarient pas un repli de l’inflation puis une détente monétaire (certes lointaine). Dans ce contexte, les taux d’intérêt (swaps) pourraient timidement baisser, mais en 2027. Aux États-Unis, après avoir subi une hausse significative de la prime de terme et une fois passé le pic prévu cet été, les taux souverains à 10 ans (US Treasuries) approcheraient 4,55% fin 2026. Dans la zone euro, le rendement allemand à 10 ans (Bund) se redresserait pour culminer vers 3,20% en décembre 2026, impliquant des rendements français et italiens proches de 4%.

Enfin, du côté du change, l’espoir d’apaisement des hostilités dans le golfe Persique a contribué à dynamiser l’appétit pour le risque. En supposant une accalmie, même précaire, au Moyen-Orient, les fondamentaux devraient de nouveau motiver les mouvements des devises. Or, la comparaison entre les résultats économiques américains et ceux de la « vieille Europe » ne joue pas en faveur de l’euro, qui devrait se déprécier et atteindre environ 1,13 dollar fin 2026.

1.1.2 Activité de la Caisse régionale au cours du semestre

Au cours du premier semestre 2026, près de 12 000 nouveaux clients ont rejoint le Crédit Agricole de la Touraine et du Poitou, soit une progression de près de 10 % par rapport au premier semestre 2025. La qualité de la relation client, placée au cœur des priorités de la Caisse régionale, continue de se renforcer, tant en agence avec une hausse du nombre de rendez-vous, que sur les canaux digitaux où plus d’un client sur deux utilise désormais l’application « Ma Banque ».

L’activité de crédits confirme l’inflexion positive amorcée en 2025, avec 894 millions d’euros de nouveaux crédits réalisés, en progression de 17,7% par rapport au premier semestre 2025. Le financement de l’habitat enregistre la croissance la plus marquée, avec plus de 470 millions d’euros de crédits immobiliers réalisés (+32 %), portant l’encours à 7,8 milliards d’euros. Cette performance s’accompagne de la mise en œuvre de l’accord de principe habitat en ligne, qui améliore l’expérience client en apportant une réponse rapide aux projets immobiliers et en facilitant ainsi leur concrétisation.

Parallèlement, Square Habitat, l’agence immobilière du Crédit Agricole de la Touraine et du Poitou, poursuit son développement avec une accélération de son activité d’administration de biens, renforçant ainsi l’accompagnement des clients tout au long de leur parcours immobilier.

L’activité auprès des professionnels, agriculteurs, entreprises et collectivités publiques demeure également dynamique, avec 336 millions d’euros de financements réalisés, en progression de 5,1 %, pour un encours global de 4,0 milliards d’euros. Cette dynamique s’accompagne du déploiement de nouvelles offres, à l’image de Pro by CA, une nouvelle gamme d'offres de banque au quotidien qui réinvente l'expérience des entrepreneurs en conjuguant autonomie digitale et accompagnement humain. L’offre s’est aussi enrichie avec Kolecto, une solution tout-en-un destinée à simplifier les tâches administratives et financières en conformité avec les prérequis de la réglementation sur la facturation électronique, ainsi qu’avec des solutions complètes d’épargne salariale.

Banque de toutes les agricultures, la Caisse régionale demeure pleinement mobilisée aux côtés de ses clients pour les accompagner face aux aléas climatiques et à la conjoncture économique. Elle poursuit également son engagement en faveur du développement économique du territoire avec l’ouverture à Poitiers du Village by CA, lieu dédié à l’innovation, ainsi que d’une agence spécialisée dans l’accompagnement des professionnels de santé.

Avec plus de 12,5 milliards d’euros d’encours crédits, la Caisse régionale confirme son statut de premier financeur privé de la Touraine et du Poitou. Ce financement, en circuit court, s’appuie sur la collecte gérée qui progresse de +2,4 % sur un an glissant, témoignant de la confiance accordée par les clients dans la gestion de leur épargne.

Enfin, la Caisse régionale poursuit son engagement en matière de protection des personnes et des biens. Son portefeuille s’élève à près de 360 000 contrats, en hausse de +1,4 % sur un an, illustrant la confiance de ses clients dans son expertise en matière de protection.

La Caisse régionale lancera à la fin de l’année 2026 sa nouvelle trajectoire stratégique, visant à intensifier sa position de banque de la relation durable, pleinement digitale et plus que jamais humaine, proactive, conquérante et façonneuse de son territoire.

Avec la création de sa fondation d’entreprise, elle amplifiera son action en faveur de l’inclusion, de la santé et du bien vieillir, du patrimoine et de la culture, de l’éducation ainsi que de la dynamique et de la cohésion du territoire.

Elle continuera à s’appuyer sur ses fondamentaux solides, une forte présence territoriale ainsi que sur plus de 1 500 salariés et 730 administrateurs qui agissent chaque jour dans l’intérêt des clients, des sociétaires, de la Touraine et du Poitou.

1.1.3 Les faits marquants
FCT Crédit Agricole Habitat 2026

Au 30/06/2026, une nouvelle entité (FCT Crédit Agricole Habitat 2026) a été consolidée au sein du groupe Crédit Agricole, née d’une opération de titrisation réalisée par les Caisses régionales et LCL, le 13 avril 2026. Cette transaction est pour partie un RMBS français auto-souscrit et pour le reste un RMBS français placé sur le marché.

Cette opération s’est traduite par une cession de prêts à l’habitat octroyés par 37 Caisses régionales et LCL au FCT Crédit Agricole Habitat 2026 pour un montant de 1,053 milliards d’euros, dont 11,2 millions d'euros cédés par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel de la Touraine et du Poitou

Les Caisses régionales et LCL ont souscrit pour 52,7 millions d’euros de titres subordonnés, dont 0,6 million d'euros souscrits par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel de la Touraine et du Poitou et pour 500 millions d’euros de titres seniors (émission auto-souscrite uniquement), dont 5,3 millions d'euros souscrits par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel de la Touraine et du Poitou

Pour l’émission placée sur le marché, les titres seniors adossés au portefeuille de créances habitat ont été placés auprès d’investisseurs (établissements de crédits (45%), gestionnaires d’actifs (38%) et agences supranationales (17 %)) pour un montant de 500 millions d’euros.

1.2 Analyse des comptes consolidés
1.2.1 Présentation du Groupe de la Caisse régionale

La Caisse régionale de Crédit Agricole de la Touraine et du Poitou présente des comptes consolidés en appliquant les normes de consolidation prévues dans le référentiel international.

En accord avec les autorités de régulation française, le Crédit Agricole a défini une société-mère conventionnelle régionale constituée de la Caisse régionale et des Caisses locales qui lui sont affiliées.

Le périmètre de consolidation du Groupe Crédit Agricole de la Touraine et du Poitou a évolué au cours du 1er semestre 2026 :

  • Entrée au périmètre de consolidation : FCT CA Habitat 2026
  • Sortie du périmètre de consolidation : néant

Le Groupe est constitué de :

  • La Caisse régionale de Crédit Agricole de la Touraine et du Poitou
  • 64 Caisses locales de Crédit Agricole affiliées à la Caisse régionale
  • La SAS Foncière TP
  • La SAS CATP Expansion
  • La SAS Square Habitat TP
  • La SAS CATP Transition Energétique
  • Les FCT CA Habitat 2022, 2024, 2025 et 2026, issus des opérations de titrisation des créances habitat des Caisses régionales du Groupe Crédit Agricole réalisées en mars 2022, avril 2024, avril 2025 et avril 2026.

Ces sociétés sont toutes consolidées selon la méthode de l’Intégration Globale.

1.2.2 Contribution des entités du groupe de la Caisse régionale

Les résultats du Groupe Crédit Agricole de la Touraine et du Poitou sont principalement constitués des résultats de l’entité mère Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel de la Touraine et du Poitou (88% du résultat net consolidé).

L’ensemble des entités consolidées, hors Caisse régionale, contribuent à hauteur de +8% au résultat consolidé du groupe de la Caisse régionale.

(en milliers d'euros)Contribution du PNB consolidé du groupe de la CRContribution au résultat brut d'exploitation consolidé du groupe de la CRContribution au résultat net consolidé du groupe de la CR
Caisse régionale179 42476 74662 333
Caisses locales6 4796 3195 585
CATP Expansion78-32-56
Foncière TP-32-470-410
Square Habitat6 760-225-201
CATP Transition Energétique-352-595-624
FCT Habitat1 3361 337979
1.2.3 Résultat consolidé
(en milliers d'euros)30/06/202530/06/2026Variation
Produit Net Bancaire188 205193 6932,9%
Charges générales d'exploitation-108 686-110 6131,8%
Résultat brut d'exploitation79 51983 0804,5%
Coût du risque-11 597-9 099-21,5%
Résultat d'exploitation67 92273 9818,9%
Gains ou pertes nets sur autres actifs204-38-118,6%
Charges Fiscales-3 552-6 33778,4%
Résultat Net64 57467 6064,7%
Résultat Net part du groupe64 57467 6064,7%
Comparaison comptes individuels et consolidés
(en milliers d’euros)Individuels 30/06/2026Consolidés 30/06/2026Consolidés 30/06/2025Variation Consolidés/ IndividuelsVariation Consolidés 2026/2025
Produit Net Bancaire181 907193 693188 2096,5%2,9%
Résultat Brut d'Exploitation79 84083 08079 5234,1%4,5%
Coût du risque (dont FRBG en social)-8 749-9 099-11 6014,0%-21,6%
Gains ou pertes nets sur autres actifs-2 064-38204-98,2%-118,6%
Charges Fiscales-6 023-6 337-3 5525,2%78,4%
Résultat Net63 00467 60664 5747,3%4,7%

Le PNB consolidé progresse de +2,9% et le résultat consolidé de +4,7%.

Les incidences du passage du résultat social au résultat consolidé proviennent, pour l’essentiel :

  • De l’intégration du compte de résultat des Caisses locales : PNB (+6,5 millions d’euros) et Résultat (+5,6 millions d’euros) ;
  • De l’intégration du compte de résultat de filiales consolidées : PNB (+7,0 millions d’euros) et Résultat (+1,3 million d’euros)
  • De l’intégration du compte de résultat du Fonds Commun de Titrisation ;
  • De l’élimination des écritures réciproques ;
  • De la mise en œuvre des normes IFRS :
(en millions d'euros)30/06/202530/06/2026Variation
Résultat social Caisse régionale57,263,05,8 10,2%
Retraitement lié à l’étalement d’indemnités de remboursement anticipées payées / reçues qui sont comptabilisées flat en normes sociales-0,30,00,3 -114,6%
Retraitement sur actifs financiers classés en Juste Valeur par Résultat0,20,30,1 26,4%
Charges de fonctionnement-1,0-0,90,1 -7,7%
Coût du risque0,00,50,5 1734,9%
Fiscalité différée (décalage entre les normes fiscales françaises et les normes fiscales internationales)1,60,3-1,3 -79,4%
Contribution des Caisses locales, des filiales consolidés et du fonds commun de titrisation6,84,4-2,4 -35,8%
Résultat consolidé64,667,63,0 4,7%
1.2.4 Le bilan consolidé et variation des capitaux propres
BILAN ACTIF
BILAN ACTIF (en milliers d'euros)31/12/202530/06/2026Variation
Caisse, banques centrales64 78561 676-3 109 -4,8%
Actifs financiers à la juste valeur par résultat
Actifs financiers détenus à des fins de transaction
Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat
459 185
74 807
384 378
463 491
68 010
395 481
4 306 0,9%
Instruments dérivés de couverture134 610132 716-1 894 -1,4%
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables
Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables
1 723 598
27 127
1 696 471
1 760 915
9 468
1 751 447
37 317 2,2%
Actifs financiers au coût amorti
Prêts et créances sur les établissements de crédit
Prêts et créances sur la clientèle
Titres de dettes
14 278 204
1 647 423
12 124 352
506 429
14 223 528
1 516 112
12 236 659
470 757
-54 676 -0,4%
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux-100 734-96 0844 650 -4,6%
Actifs d’impôts courants et différés59 87252 853-7 019 -11,7%
Comptes de régularisation et actifs divers168 019183 65115 632 9,3%
Actifs non courants destinés à être cédés et activités abandonnées
Participation aux bénéfices différées
Participation dans les entreprises mises en équivalence
Immeubles de placement84 81691 3546 538 7,7%
Immobilisations corporelles77 68676 874-812 -1,0%
Immobilisations incorporelles3 7243 705-19 -0,5%
Ecarts d’acquisition3 5793 5790 NS
Total de l’actif16 957 34416 958 258914 0,0%
BILAN PASSIF
BILAN PASSIF (en milliers d'euros)31/12/202530/06/2026Variation
Banques centrales
Passifs financiers à la juste valeur par résultat
Passifs financiers détenus à des fins de transaction
Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option
71 193
71 193
64 818
64 818
-6 375 -9,0%
Instruments dérivés de couverture10 72211 7941 072 10,0%
Passifs financiers au coût amorti
Dettes envers les établissements de crédit
Dettes envers la clientèle
Dettes représentées par un titre
13 234 767
7 843 328
5 275 754
115 685
13 152 476
7 770 015
5 224 061
158 400
-82 291 -0,6%
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux-1 082-1 375-293 27,1%
Passifs d’impôts courants et différés1 2593 8892 630 208,9%
Comptes de régularisation et passifs divers459 310443 016-16 294 -3,5%
Dettes liées aux actifs non courants destins à être cédés et activités abandonnées
Provisions techniques des contrats d’assurance
Provisions54 26754 33366 0,1%
Dettes subordonnées470-47 NS
Total dettes13 830 48313 728 951-101 532 0,7%
Capitaux propres3 126 8613 229 307102 446 3,3%
Capitaux propres part du Groupe3 126 8613 229 307102 446 3,3%
Capital et réserves liées618 541621 5873 046 0,5%
Réserves consolidées1 741 6621 805 16763 505 3,6%
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres684 424734 94750 523 7,4%
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur activités abandonnées
Résultat de l’exercice82 23467 606-14 628 -17,8%
Participations ne donnant pas le contrôle
Total du passif16 957 34416 958 258914 0,0%
Comparaison comptes individuels et consolidés
(en milliers d’euros)Individuels 30/06/2026Consolidés 30/06/2026Consolidés 31/12/2025Variation Consolidés/ IndividuelsVariation Consolidés 2026/2025
Total Bilan16 249 68116 958 25816 957 3444,4%0,0%
Capitaux propres1 963 4993 229 3073 126 86164,5%3,3%

Les capitaux propres consolidés s’élèvent à 3 229 millions d’euros et progressent de +3,3% par rapport au 31/12/2025.

Les incidences du passage des comptes individuels aux comptes consolidés proviennent, pour l’essentiel :

  • De l’intégration des capitaux propres des Caisses locales (+ 405,5 millions d’euros) ;
  • De l’élimination des écritures réciproques ;
  • De la mise en œuvre des normes IFRS :
  • - Plus-values latentes sur titres de placement et de participations classés en actifs financiers à la Juste Valeur par Capitaux Propres : + 739,2 millions d’euros ;
  • - Elimination des titres intra Groupe détenus par les Caisses locales : - 55,8 millions d’euros ;
  • - Réserves consolidées.

Les capitaux propres progressent notamment par :

(en millions d'euros)20252026
Capitaux propres consolidés en début de période2 831,93 126,9
Résultat en formation82,267,6
Dividendes versés-19,8-18,8
Revalorisation du portefeuille de titres de placement et de titres de participation classés en Juste Valeur par résultat225,450,6
Progression du capital des Caisses locales7,42,6
Autres impacts-0,30,5
Capitaux propres consolidés en fin de période3 126,93 229,3
1.2.5 Activités et résultats des filiales

Les données des FCT (dont le résultat correspond à de l’intra groupe avec la Caisse régionale) ne sont pas significatives et ne font donc pas l’objet de commentaires spécifiques.

Les chiffres sont issus des données sociales des entités.

Filiales (en milliers d’euros)Total des dettes (A)Dont dettes contractualisées avec une entité consolidée (groupe Caisse régionale)Capitaux propres (B)Taux d'endettement ((A) / (B))
Foncière TP21 11620 50080 62226,2%
Caisses locales8890404 4650,2%
CATP Expansion0016 3700,0%
Square Habitat27 1362 1308 968302,6%
CATP Transition Energétique12 9799 70117 99472,1%

Les dettes de la SAS Foncière TP sont constituées de prêts souscrit auprès de la Caisse régionale pour 10 787 milliers d’euros et d’avance en compte courant d’associés pour 9 712 milliers d’euros.

Les dettes de la SAS CATP Transition Energétique sont constituées de prêts souscrit auprès de la Caisse régionale pour 4 955 milliers d’euros et d’avance en compte courant d’associés pour 4 745 milliers d’euros.

Les dettes de la SAS Square Habitat, agence immobilière du groupe Caisse régionale, sont constituées de prêts souscrit auprès de la Caisse régionale pour 605 milliers d’euros et d’avance en compte courant d’associés pour 1 525 milliers d’euros.

1.3 Analyse des comptes individuels
1.3.1 Résultat financier sur base individuelle
(en milliers d'euros)30/06/202530/06/2026Variation
Produits nets d'intérêts et revenus assimilés42 66254 80928,5%
Produits nets de commissions73 86470 718-4,3%
Produits nets sur opérations financières53 30055 9795,0%
Autres produits d'exploitation2 698401-85,1%
Produit net bancaire172 525181 9075,4%
Frais de personnel-59 716-63 5206,4%
Autres frais administratifs-36 833-34 635-6,0%
Dotations aux amortissements-3 981-3 912-1,7%
Résultat brut d'exploitation71 99579 84010,9%
Coût du risque-10 936-8 749-20,0%
Résultat net sur actifs immobilisés599-2 064-444,6%
FRBG00-
Charge fiscale-4 467-6 02334,8%
Résultat net57 19163 00410,2%

Le Produit Net Bancaire

Le Produit Net Bancaire s’établit à 181,9 millions d’euros, en hausse de 5,4%, soutenu par une croissance de l’ensemble des sources de revenus. Cette évolution est particulièrement portée par la marge d’intermédiation (+28,5%), qui bénéficie notamment d’un contexte de taux plus favorable, ainsi que par la bonne performance des revenus du portefeuille titres

Les produits nets d’intérêts et revenus assimilés s’élèvent à 54,8 millions d’euros, en progression par rapport au 30/06/2025 de +28,5%. Ils comprennent les intérêts perçus sur les financements à la clientèle, les intérêts des placements monétaires et de fonds propres, déduction faite des charges associées, telles que les charges sur avances de Crédit Agricole S.A., les coûts de la collecte monétaire, et le résultat net de la macro-couverture des opérations de protection contre le risque de taux.

Les produits nets de commission enregistrent la rémunération versée par Crédit Agricole S.A. pour le placement des produits d’épargne ainsi que celle relative à la vente de produits et services à la clientèle : ils s’élèvent à 70,7 millions d’euros, en recul de -4,3% par rapport au 30/06/2025.

Les produits nets sur opérations financières comprennent notamment les produits financiers issus des emplois de fonds propres en titres de placement. Au 30/06/2026, ce poste s’élève à 56 millions d’euros, du fait principalement de l’acompte sur dividende versé par la SAS Rue La Boétie qui s’élève à 49,3 millions d’euros au 30/06/2026 (contre 47,8 millions d’euros au 30/06/2025).

Les charges générales d’exploitation

Les charges générales d’exploitation sont en hausse maitrisée (102,1 millions d’euros, +1,5% par rapport à 2025), cette évolution traduit sa politique d’investissement pour préparer l’avenir, des investissements dans l’humain et le digital.

Le coût du risque

Le coût du risque à 8,7 millions d’euros, est en recul de 2,2 m€. Le poids des encours en défaut s’établit à 1,96% au 30/06/2026 (+24 bps par rapport au 30/06/2025) et le ratio de couverture des crédits par les provisions reste stable (49,8% au 30/06/2026)

Le résultat net

Le résultat net social ressort à 63 millions d’euros, après imputation de l’impôt sur les sociétés pour -6 millions d’euros, en hausse de +10,2% par rapport au premier semestre 2025.

1.3.2 Bilan et variation des capitaux propres sur base individuelle

Au 30/06/2026, le bilan de la Caisse régionale recule de -0,2% par rapport à fin 2025 pour s’élever à 16,2 milliards d’euros.

À L'ACTIF :

(en milliards d'euros)31/12/202530/06/2026Variation
Crédits clients12,212,30,2 0,8%
Trésorerie et banques2,11,9-8,9%
Immobilisations et titres1,81,81,8%
Comptes d'encaissement et de régularisation0,20,211,1%
TOTAL16,316,2-0,2%

Les principales évolutions du bilan actif sur le 1er semestre sont :

  • Les opérations avec la clientèle qui s’établissent à 12,3 milliards d’euros au niveau individuel et représentent 75,9% du total de l’actif. Sur le 1er semestre, les réalisations sur les crédits sont en hausse de +18% par rapport au 30/06/2025 (+32% sur l’habitat et +5% sur les marchés spécialisés par rapport au 30/06/2025).
  • Le poste « Trésorerie et banques » correspond aux placements des excédents monétaires de la Caisse régionale, à vue et à terme, ainsi qu’aux encaisses détenues par les agences. Au 30/06/2026, ce poste s’établit à 1,9 milliard d’euros.
  • Le poste « Immobilisations et titres » se compose des immobilisations, des titres de participation et des placements de la Caisse régionale. Il s’élève à 1,8 milliard d’euros au 30/06/2026.
  • Le compartiment « Comptes d’encaissements et de régularisation » comprend les produits à recevoir, les comptes techniques d’encaissements et les débiteurs divers.

AU PASSIF :

(en milliards d'euros)31/12/202530/06/2026Variation
Opérations internes au Crédit Agricole7,97,9-0,6%
Comptes créditeurs de la clientèle5,35,2-1,1%
Compte de tiers et divers0,50,5-1,3%
Provisions, dettes subordonnées et FRBG0,70,74,0%
Capitaux propres1,92,02,8%
TOTAL16,316,2-0,2%

Les principales évolutions du bilan passif sur le 1er semestre sont :

  • Le poste « opérations internes au Crédit Agricole » qui se compose principalement des avances et emprunts accordés par Crédit Agricole S.A. et nécessaires au refinancement de l’encours des prêts :
    • - Les « avances globales » peuvent être sollicitées auprès de Crédit Agricole S.A. depuis le 1er janvier 2005, à hauteur maximale de 50 % des nouvelles réalisations de crédits amortissables de 24 mois ou plus. L’encours est de 3,3 milliards d’euros.
    • - Les « avances miroirs » représentent 50 % des ressources d’épargne collectées par la Caisse régionale et remontées à Crédit Agricole S.A. Ce poste progresse en même temps que l’épargne bancaire de la clientèle. Ce poste représente 2,2 milliards d’euros.
    • - Les emprunts en blanc sollicités auprès de Crédit Agricole S.A. s’élèvent à 2,2 milliards d’euros.
  • Le poste « comptes créditeurs de la clientèle » comprend la collecte faite auprès de la clientèle en Dépôts à Vue et en Dépôts à Terme et atteint 5,2 milliards d’euros au 30 juin 2026.
  • Les « comptes de tiers et divers » sont principalement constitués des charges à payer et des flux financiers à régler. Ce poste s’élève à 0,5 million d’euros.
  • Le poste « provisions, dettes subordonnées et FRBG » peut se détailler comme suit :
    • - Les provisions pour risques et charges s’élèvent à 215,6 millions d’euros en progression par rapport au 31/12/2025 (+0,8%). Elles intègrent notamment les provisions baloises sur créances saines et sensibles pour 185 millions d’euros.
    • - Le montant des dettes subordonnées s’élève à 336,8 millions d’euros et comprend les dépôts des Caisses Locales (BMTN et comptes courants bloqués).
    • - Le FRBG contribue à la solidité de la Caisse régionale, il est stable par rapport au 31 décembre 2025 (63,7 millions d’euros).
  • Les capitaux propres s’élèvent à 1 963,5 millions d’euros (+2,8%), ils sont constitués du capital social pour 95,4 millions d’euros, des primes d’émission pour 198,1 millions d’euros, des réserves pour 1 606,7 millions d’euros et du résultat net généré au 1er semestre pour 63 millions d’euros.
1.3.3 Hors-bilan sur base individuelle
(en milliards d'euros)31/12/202530/06/2026Variation
Engagements donnés1,51,4-6,5%
Engagement de financement1,01,0-4,6%
Engagement de garantie0,40,4-11,3%
Engagement sur titres0,00,030,1%
(en milliards d'euros)31/12/202530/06/2026Variation
Engagements reçus4,84,92,2%
Engagement de financement0,00,054,4%
Engagement de garantie4,84,92,1%
Engagement sur titres0,00,0-0,8%

Les engagements donnés s’élèvent 1 371 millions d’euros, en recul de -6,5% par rapport au 31/12/2025.

Les engagements reçus s’élèvent à 4 928 millions d’euros en progression de +2,2%.

1.4 Capital social et sa rémunération

Le capital social de la Caisse régionale n’a pas évolué entre le 31/12/2025 et le 30/06/2026.

1.4.1 Les parts sociales
ExercicesTotal net verséTaux d'intérêt net
20231 731 265,343,10%
20241 675 418,073,00%
20251 452 028,992,60%
1.4.2 Les certificats coopératifs d’associé
ExercicesTotal net verséDividende net par CCA
20235 045 453,933,19
20245 077 086,873,21
20255 377 599,83,40
1.4.3 Les certificats coopératifs d’investissement

Chaque année, la Caisse régionale propose à l’Assemblée Générale de ses sociétaires de distribuer aux porteurs de CCI/CCA, un montant annuel d’au moins 30 % du résultat net social appliqué à la quote￾part du capital représentée par ces titres.

Ainsi, au titre de l’exercice 2025, un dividende de 3,40 euros a été proposé et approuvé en Assemblée Générale. Il a été versé le 21 mai 2026.

Ci-dessous la distribution des 3 derniers exercices :

ExercicesTotal net verséDividende net par CCI
20233 330 500,363,19
20243 298 811,073,21
20253 445 934,003,40
1.5 Evénements postérieurs au 30 juin 2026

La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel de la Touraine et du Poitou n’a pas constaté d’évènements postérieurs au 30 juin 2026 ayant un impact significatif sur les comptes semestriels.

1.6 Informations diverses
1.6.1 Informations spécifiques sur les opérations réalisées dans le cadre du programme de rachat de CCI autorisé par l’assemblée générale du 27/03/2026

Le programme de rachat de CCI est destiné à permettre à la Caisse régionale d’opérer en bourse ou hors marché sur ses CCI en vue de toute affectation permise ou qui viendrait à être permise par la loi ou la réglementation en vigueur. En particulier, la Caisse régionale pourra utiliser la présente autorisation en vue :

  • d’assurer l’animation du marché des CCI par un prestataire de services d’investissement dans le cadre d’un contrat de liquidité conforme à la charte de déontologie de l’AMAFI ;
  • de procéder à l’annulation des CCI acquis.

Le bilan semestriel du contrat de liquidité CCI ainsi que le détail hebdomadaire des acquisitions de CCI réalisées dans le cadre du programme de rachat pour annulation sont en ligne sur le site internet de la caisse régionale.

1.6.2 Calendrier de publication des résultats

2 Facteurs de risques et informations prudentielles

2.1 Informations prudentielles

Dans le cadre des accords de Bâle 3, le règlement (UE) n°575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 (Capital Requirements Regulation, dit “CRR”) tel que modifié par CRR n°2019/876 (dit “CRR 2”) impose aux établissements assujettis (incluant notamment les établissements de crédit et les entreprises d’investissement) de publier des informations prudentielles. Ces informations sont à disposition sur le site internet suivant dans le document « Rapport annuel Pilier 3 » :

https://www.credit-agricole.fr/ca-tourainepoitou/particulier/informations/informations￾reglementees.html

Situation au 30 juin 2026

L’adéquation du capital en vision réglementaire porte sur les ratios de solvabilité et sur le ratio de levier. Chacun de ces ratios rapporte un montant de fonds propres prudentiels à une exposition en risque ou en levier.

Fonds propres prudentiels phasés simplifiés (en milliers d'euros) et ratios de solvabilité et de levier (en %)31/12/202530/06/2026
FONDS PROPRES DE BASE DE CATEGORIE 1 (CET1)
dont Instruments de capital et réserves
dont Filtres prudentiels et autres ajustements réglementaires
1 665 617
3 107 207
(1 441 589)
1 642 424
3 157 643
(1 515 219)
FONDS PROPRES ADDITIONNELS DE CATEGORIE 1--
FONDS PROPRES DE CATEGORIE 1 (TIER 1)1 665 6171 642 424
FONDS PROPRES DE CATÉGORIE 215 69615 810
FONDS PROPRES TOTAUX1 681 3141 658 234
TOTAL DES EMPLOIS PONDÉRÉS (RWA)5 405 0505 234 340
RATIO CET130,82%31,38%
RATIO TIER 130,82%31,38%
RATIO TOTAL CAPITAL31,11%31,68%
TOTAL DE L'EXPOSITION EN LEVIER14 327 14114 360 952
RATIO DE LEVIER11,63%11,44%

Au 30 juin 2026, les ratios de solvabilité et le ratio de levier de la Caisse régionale de la Touraine et du Poitou sont au-dessus des exigences minimales qui s’imposent.

3 Etats financiers consolidés intermédiaires résumés au 30 juin 2026 (ayant fait l’objet d’un examen limité)

Examinés par le Conseil d’administration de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de la Touraine et du Poitou en date du 25 Juillet 2026

Les comptes consolidés sont constitués du cadre général, des états financiers consolidés et des notes annexes aux états financiers

CADRE GENERAL

Présentation juridique de l’entité

Société Coopérative à capital variable, régie par les dispositions du Livre V du Code Monétaire et Financier, au capital de 95 423 703 Euros

Siège Social et Services Administratifs :

18 rue Salvador Allende
CS 50307
86008 POITIERS CEDEX
FRANCE

Direction Générale et Services Administratifs :

45 Boulevard Winston Churchill
BP 4114
37041 TOURS CEDEX 1
FRANCE

RCS POITIERS : D 399 780 097

4 Rapports des Commissaires aux Comptes sur l’information financière semestrielle

Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel de la Touraine et du Poitou

Période du 1er janvier 2026 au 30 juin 2026

Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle

Aux Sociétaires
CRCA TOURAINE POITOU
18 Rue Salvador Allende
86000 POITIERS

En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale, et en application de l'article L. 451-1-2 III du code monétaire et financier, nous avons procédé à :

  • l'examen limité des comptes semestriels consolidés résumés de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Touraine Poitou, relatifs à la période du 1ᵉʳ janvier 2026 au 30 juin 2026, tels qu'ils sont joints au présent rapport ;
  • la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité.

Ces comptes semestriels consolidés résumés ont été établis sous la responsabilité du conseil d'administration. Il nous appartient, sur la base de notre examen limité, d'exprimer notre conclusion sur ces comptes.

1. Conclusion sur les comptes

Nous avons effectué notre examen limité selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Un examen limité consiste essentiellement à s'entretenir avec les membres de la direction en charge des aspects comptables et financiers et à mettre en œuvre des procédures analytiques. Ces travaux sont moins étendus que ceux requis pour un audit effectué selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. En conséquence, l'assurance que les comptes, pris dans leur ensemble, ne comportent pas d'anomalies significatives obtenue dans le cadre d'un examen limité est une assurance modérée, moins élevée que celle obtenue dans le cadre d'un audit.

Sur la base de notre examen limité, nous n'avons pas relevé d'anomalies significatives de nature à remettre en cause la conformité des comptes semestriels consolidés résumés avec la norme IAS 34, norme du référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne relative à l’information financière intermédiaire.

2. Vérification spécifique

Nous avons également procédé à la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité commentant les comptes semestriels consolidés résumés sur lesquels a porté notre examen limité.

Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes semestriels consolidés résumés.

Fait à Nantes et Chauray, le 10/09/2026

Les Commissaires aux Comptes
PricewaterhouseCoopers Audit MALEVAUT - NAUD
Nicolas JOLIVET Olivier DESTRUEL Sébastien BOERLEN

5 Attestation du responsable de l’information financière

Mme Nathalie MOURLON, Directrice Générale de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de la Touraine et du Poitou

J’atteste, à ma connaissance, que les comptes semestriels sont établis conformément au corps de normes comptables applicables et donnent une image fidèle et honnête du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’émetteur, ainsi que de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport semestriel d’activité ci-joint présente un tableau fidèle des évènements importants survenus pendant les six premiers mois de l’exercice, de leur incidence sur les comptes, des principales transactions entre parties liées ainsi qu’une description des principaux risques et des principales incertitudes pour les six mois restants de l’exercice.

Fait à Tours, le 14 septembre 2026

Nathalie MOURLON
Directrice Générale

Notes

  1. A la suite du MoU, de nombreuses questions restaient en suspens dont celle, cruciale, du détroit d'Ormuz : l'Iran souhaite le maîtriser et y imposer des droits de passage. Le contrôle du trafic serait partagé avec Oman, conduisant potentiellement à la mise en place de deux corridors. Les tensions étaient dès lors difficilement évitables entre l’Iran et les États-Unis, appuyés par leurs alliés occidentaux, partisans de la libre circulation maritime, mais aussi d’un retour rapide à un trafic fluide. Menaces puis attaques de drones : les Gardiens de la Révolution ont réaffirmé leur volonté de contrôle du détroit et la réponse de Donald Trump ne s’est pas fait attendre. Il a suspendu l’autorisation donnée aux Iraniens d’exporter leur pétrole malgré les sanctions, déclaré la fin du cessez-le-feu et sa volonté de contrôler le détroit. Il semble néanmoins que les négociations se poursuivent.
  2. Dans cette partie rétrospective, les données d’activité sont privilégiées aux résultats d’enquêtes. Pour la croissance du PIB et de ses composantes, les données disponibles sont arrêtées au premier trimestre. Les dernières estimations (révisées) de ces données ont été publiées en juin.
  3. Irlande incluse, le PIB de la zone euro s’est replié (-0,2%). La baisse du PIB irlandais (-12,1%) est imputable à un recul de 27% de l’activité des multinationales, entraînant une baisse de 35% de la valeur ajoutée de l’industrie.
Voir toutes les actualités de CREDIT AGRICOLE TOURAINE POITOU